UN RESPONSABLE ADHAP SERVICES EST JOIGNABLE PAR LES BÉNÉFICIAIRES 24H24 EN CAS DURGENCE Antoine de la Sablière. Sa vocation poétique séveille de plus en plus. 1690 : Publication dans le Mercure galant des Compagnons dUlysse fable. Poème Adonis, manuscrit, calligraphié par Nicolas Jarry, rehaussé dun Collectif, Actes de la XVIIIe session du Centre dÉtudes Historiques, 1661, la prise de pouvoir par Louis XIV, CEH, Neuves-Maisons, 2012, p.189-214. 72 Orieux 1976, p. 325 suppose que La Fontaine se rendait à Troyes avec Maucroix ; on ne sait sur qu Soucieux et conscient du poids de ses écrits frivoles, il pense se faire pardonner en publiant en 1668 son premier recueil de Fables livres I à VI des éditions de la duchesse de Bouillon, et publié en 1682. Cest un pensum dun autre genre, mais dont
Cest en effet en sinspirant des fabulistes de lAntiquité gréco-latine et en particulier dÉsope, quil écrit les Fables qui font sa renommée. Le premier recueil qui correspond aux livres I à VI des éditions actuelles est publié en 1668, le deuxième livres VII à XI en 1678, et le dernier livre XII actuel est daté de 1694. Le brillant maniement des vers et la visée morale des textes, beaucoup plus complexes quil ny paraît à la première lecture, ont déterminé le succès de cette oeuvre à part et les Fables de La Fontaine sont toujours considérées comme un des plus grands chefs-dooeuvre de la littérature française. Le fabuliste a éclipsé le conteur dautant que le souci moralisant a mis dans lombre les contes licencieux publiés entre 1665 et 1674. Ses fables ont marqué lHistoire et font partie intégrante du patrimoine culturel français, mais on connaît peu lauteur. 4 choses à savoir sur Jean de la Fontaine. Dans le premier volet du reportage de Valère Staraselski, quon pourrait rebaptiser dans les pas du cheval de La Fontaine, on a limpression que le jeune cavalier il est encore en déça de son vrai épanouissement : il sexprime, à lâge de ses trente-deux ans, à travers les vers de ses premiers maîtres Malherbe, Clément Marot, Honoré dHurfé ; il avoue son unique aspiration à la poésie à son protecteur Henri de La Tour dAuvergne, vicomte de Turenne, second fils du duc de Bouillon, prince de Sedan ; il confie au lecteur ses rêves damours dangereux. Si on pouvait faire une comparaison entre le volume de la voix du ténor et celui de lorchestre, on dirait quici la voix du solo peine un peu à dépasser les voix et les bruits qui lentourent.
De la petite Cour voisine de Lunéville, arrivaient aussi des visiteurs. Une Mme de Graffigny, à cause de quelque chagrin domestique, vint chercher refuge à Cirey. Elle y fut reçue par la Nymphe du lieu, qui était la divine Emilie, et par lIdole, Voltaire lui-même, un petit bougeoir à la main. La vie était merveilleusement remplie. Mme du Châtelet et lIdole ne paraissaient quau souper, que lon prenait dans la galerie de physique, en face des sphères et des instruments. On parlait de poésie, de science, dart; le tout sur un ton de badinage, sauf si le nom des ennemis de Voltaire Jean-Jacques Rousseau ou Desfontaines était cité. Alors il perdait toute mesure, invectivait, maudissait, excommuniait. Cette faiblesse mise à part, il était charmant, offrant à ses hôtes tantôt une tragédie, une épître, tantôt le commencement de son Histoire de Louis XIV, tantôt un écrit scientifique ou quelques pages sur les Chinois, sur les Arabes. Voltaire, à Ferney, travailla beaucoup et produisit la part la plus importante de son oeuvre. Ce fut là quil termina et publia les grands travaux commencés à Cirey et à Berlin: l Essai sur les moeurs, l Histoire de la Russie sous Pierre le Grand, et le Dictionnaire philosophique. De l Essai, nous avons parlé; le Dictionnaire est un recueil de notes rangées par ordre alphabétique; seule la doctrine fait son unité. Lidée en avait été suggérée à Voltaire au cours dun souper chez le roi de Prusse. Elle devait plaire à un homme qui aimait à parler de tout et qui naimait pas à composer, au sens oratoire du XVII e siècle. En réalité, il ne faisait que suivre lexemple de ses maîtres Boccace, Marot, Rabelais et tous les vieux conteurs ; il les suivait sans scrupule et sans remords. Il avait eu sous les yeux bien des spectacles qui eussent pu troubler sa philosophie anacréontique : Racine avait quitté le théâtre et la Champmeslé, pour se réconcilier avec Port-Royal et épouser Catherine de Romanet ; Mme de La Sablière sétait retirée aux Incurables, et expiait dans une vie pénitente les péchés de la chair et de lesprit ; Condé avait fait ses Pâques après dix-sept ans dirréligion et mourait pieusement ; Louis XIV épousait Mme de Maintenon ; enfin les courtisans, Plusieurs fables paraissent tout à fait anodine comme Le Lion et le moucheron, Le lion amoureux.. Elles prennent un tout autre sens et une autre dimension si lon se souvient que le Lion campe le roi dans les 12 livres. Cest le cas par exemple pour Le Lion et le moucheron et Le Lion amoureux cette dernière gagne beaucoup dintérêt à être lue comme une critique du puissant Roi affainéanti par sa maîtresse du moment. Dans chacune des trois fables abordées, installe une situation simple et légère. Le récit est un condensé narratif car en quelques vers, une histoire est racontée en suivant trois étapes : Après une enfance champenoise rêveuse, ce bon garçon, fort sage et modeste selon son ami Louis Maucroix, découvre les cabarets et goûte la joyeuse vie littéraire du Paris du Grand Siècle, celle de Molière, Boileau, Racine. Fidèle à Fouquet dans sa disgrâce, pas assez courtisan pour une carrière littéraire fulgurante, La Fontaine entre néanmoins à lAcadémie française.